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Morgane Nadeau

Une psychologue clinicienne à votre écoute à Lille

Thérapie de l'enfant à Lille

 

Une thérapie d'enfant est parfois difficile à comprendre pour les parents car ce qui y est dit, fait n'est pas 

 forcément compréhensible au premier abord voire la culpabilité prend le dessus (qu'est-ce que je n'ai pas fait,

je ne suis pas à la hauteur, pourquoi nous…).

 

L'enfant est un être en construction et le cadre thérapeutique va consister à accompagner l'enfant dans son

devenir au sein de sa famille, de son école, de ses activités extra-scolaires. L'implication de la famille dans le

travail thérapeutique avec l'enfant est très importante car c'est elle qui est présente au quotidien avec l'enfant,

et c'est à partir de son lieu de vie, de son groupe d'appartenance que le psychologue clinicien va pouvoir

s'appuyer pour aider l'enfant. C'est la raison pour laquelle je demande à voir les parents en même temps que

l'enfant lors de la première séance, surtout lorsque l'enfant est en bas âge.

 

Mais il également nécessaire pour l'enfant que son espace thérapeutique soit préservé car c'est toute son intimité

et sa différence qui va pouvoir se dire. Certains enfants demandent naturellement où est la salle d'attente pour

leurs parents et/ou demandent à chaque début de séance que les parents soient là et parlent un peu de ce qui

s'est passé entre les séances afin de se sentir libre de continuer à parler de son histoire, de son vécu, de ses

ressentis. L'objectif est d'exposer la situation, les difficultés de l'enfant et pour le psychologue clinicien d'avoir

quelques éléments de l'histoire familiale en présence des parents et de l'enfant.

 

Dans une séance de thérapie d'enfant, il y a plusieurs espaces : celui de la parole, mettre en mots des choses

difficiles et/ou compliquées à concevoir et à digérer pour un enfant ; celui du jeu, le « jeu » est révélateur du

« je » de l'enfant. Et c'est les questions du psychologue clinicien, son ressenti qui va donner du sens à ce que

l'enfant est en train de dire par le jeu ou le dessin. Le psychologue clinicien interprète en fonction de ce qu'il voit

du comportement de l'enfant en interaction dans le jeu, mais surtout de ce qu'il ressent et de ce qu'il conçoit de la

situation.

 

Ainsi, le psychologue clinicien peut être amené à jouer avec l'enfant, pour se prêter au jeu de l'enfant, verbaliser

éventuellement ce qu'il ressent ou ce qu'il voit, poser des questions à l'enfant ou simplement faire évoluer le jeu

ou le dessin vers une forme de « résolution » en fonction de ce qu'il perçoit de l'histoire de l'enfant.

 

C'est aussi la relation au psychologue clinicien qui va être importante. Que l'enfant puisse faire confiance en cet

adulte qui ne fait pas parti de sa famille, qu'il puisse se sentir compris dans sa souffrance sont aussi des choses

très réparatrices.

 

Le psychologue clinicien est un tiers par rapport à la famille et l'espace thérapeutique est un espace neutre,

décloisonné de son quotidien. C'est pourquoi des phrases dites par psychologue clinicien peuvent avoir un

entendement différent pour l'enfant parce qu'il ne fait pas partie de la famille.

 

De même le lieu thérapeutique est un lieu qui va permettre aux parents ou/ et à la fratrie de dire des choses à

l'enfant qui sont importantes pour lui. Contrairement à ce que l'on peut penser, ce n'est pas ce qui est fait ou ce

qui est dit qui est traumatique, c'est ce qui n'est pas fait et ce qui n'est pas dit quelques fois. L'enfant a besoin

d'entendre les choses qui le concerne car de toute façon même si ce n'est pas dit, l'enfant le sait inconsciemment,

il le sent mais il sent aussi que c'est un secret et c'est cela qui va le faire souffrir et développer des symptômes.

 

Le psychologue clinicien est garant du cadre de la séance et protège l'espace thérapeutique de l'enfant. Tout ce

qui concerne l'enfant peut être dit devant lui du moment que c'est fait dans le respect et l'intérêt de l'enfant. Un

enfant qui ne va pas bien le dit rarement. Ceux sont les symptômes qui disent quelque chose du mal être de

l'enfant.

 

La psychothérapie de l'enfant est préconisée lorsque l'enfant souffre d'un ou de plusieurs symptômes tel que :

 

Des cauchemars à répétition

Des peurs inexpliquées

Des phobies trop invalidantes

Des Troubles Obsessionnels du Comportement

Des comportements agressifs

Des troubles de l'alimentation

Des troubles du sommeil

Des troubles du langage (bégaiement, dyslexie)

Des problèmes scolaires

Des maladies à répétitions

Des difficultés relationnelles avec les autres enfants (isolement, bouc - émissaire)

Des états dépressifs

Des pleurs inexpliqués

De l'énurésie

De l'encoprésie.

 

Le symptôme est pour l'enfant une façon d'exprimer une souffrance qu'il ne peut pas dire. La psychothérapie

va l'aider à dénouer les nœuds inconscients qui le font souffrir et trouver des résolutions psychiques internes

qui vont permettre à l'enfant de lâcher le symptôme. L'enfant gagne en confiance en lui et en joie de vivre.

Sa santé, sa relation aux autres et son apprentissage s'en trouve améliorés.

Thérapie de l'adolescent à Lille

L'adolescence est une période particulière de la vie, c'est un passage entre le monde de l'enfance et le monde adulte. Cette période est souvent difficile à vivre pour l'adolescent comme pour les parents des adolescents qui doivent continuellement s'adapter à l'évolution de leur progéniture pas encore tout à fait adulte mais plus dans le monde de l'enfance non plus.

 

L'adolescence est un moment de la vie très propice aux passages à l'acte. On entend par passage à l'acte, un acte qui dit quelque chose d'une souffrance impossible à nommer. Les passages à l'acte sont pour la plupart du temps une façon d'exprimer un mal-être impossible à nommer pour l'adolescent. Ce qui est innommable se manifeste dans un excès de débordement agit. Ce peut être une tentative de suicide, des prises de drogues, des conduites à risque (conduire en état d'ébriété avancé, conduire très vite à scooter et/ou sans casque, avoir une sexualité non protégée), des fugues, des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie), des automutilations, des scarifications, des comportements agressifs et violents envers les autres. Et encore malheureusement bien d'autres choses.

 

Mais il existe aussi beaucoup d'adolescents qui ne font pas de bruit et qui souffrent en silence. Des symptômes tels que l'excès de timidité, l'isolement, le renfermement sur soi, l'échec scolaire, le dénigrement de soi, le manque de groupe de pair, des somatisations récurrentes sont autant des symptômes qui traduisent un mal-être pour l'adolescent.

 

Une des principales difficultés de l'adolescent dans notre société est qu'il se trouve dans un monde du « tout est possible » ce qui est extrêmement angoissant pour le sujet. Dans une société où les possibles sont multiples, c'est le désir de chacun qui détermine ses choix. Connaître son désir et être en accord avec lui et loin d'être simple et c'est peut-être même ce qu'il y a de plus compliqué.

 

La psychothérapie est avant tout un espace pour déposer sa souffrance, son mal-être. En parler, l'exprimer par des mots peut permettre d'éviter les passages à l'acte qui peuvent être destructeurs voir fatals dans malheureusement encore de trop nombreux cas.

 

En disant ce qu'il ressent, il va pouvoir comprendre son comportement, en prendre conscience et mettre du sens sur ses problèmes. Comprendre ses difficultés, c'est déjà le premier pas vers des solutions à rechercher. Le psychologue clinicien est là pour le guider, l'aiguiller et l'aider à trouver son propre chemin. L'espace thérapeutique peut lui permettre de se projeter et de s'identifier à un adulte en qui il peut avoir confiance.La thérapie est également un lieu cadré, limité, un « espace-temps » particulier qui peut aider l'adolescent à trouver ses propres limites et à se structurer.

 

La psychothérapie de l'adolescent est le plus souvent une thérapie de soutien. C'est à dire que la thérapie n'a pas pour objet de travailler sur la structure profonde car l'adolescent est déjà en plein remaniement psychique. Mais l'adolescent a bien souvent besoin d'une écoute profonde et sans jugement de son ambivalence et de son mal être. Il a besoin d'être compris dans toute sa complexité ce qui n'est pas toujours facile à faire pour les parents qui vivent au quotidien avec lui.

 

Avec l'adolescent, le réel est très présent. On travaille beaucoup avec ce qu'il vit au quotidien. C'est un accompagnement vers l'adulte qu'il va devenir.L'adolescent se sent « englué » dans un quotidien dont il a du mal à s'échapper afin d'appréhender son avenir, il a du mal à se projeter dans un futur possible.

 

L'adolescent a besoin de s'identifier à l'adulte (et si possible au psychologue clinicien qui représentera une image, une imago différente de ses parents mais ayant figure d'autorité, d'adulte, de possibilité de projection) pour avoir envie de grandir et passer dans le monde des adultes. Il a besoin de trouver des compensations aux plaisirs infantiles qu'il va perdre. C'est important de garder à l'esprit que l'adolescent quitte l'enfance, un monde qu'il connaît, pour entrer dans un monde qu'il ne connaît pas encore. L'adulte, et particulièrement dans l'espace thérapeutique, le psychologue clinicien, peut donner à l'adolescent par ce qu'il représente, l'envie d'entrer dans le monde des adultes.